Les risques numériques de l’agro-alimentaire

Plusieurs personnes qui travaillent dans une serre où sont cultivées des salades.

Le consommateur du XXIe siècle s’attend à recevoir des produits alimentaires sains. Il est donc nécessaire pour les acteurs de ce secteur de repenser et de faire évoluer, en fonction des attentes et demandes des consommateurs, leurs méthodes de production, de distribution et de consommation.

La transparence et le dialogue avec les consommateurs permettraient de garantir l’acceptabilité sociale des nouvelles technologies alimentaires.

Plusieurs personnes qui travaillent dans une serre où sont cultivées des salades.

Intégration de nouvelles technologies dans le secteur : l’agriculture de « précision » se développe

Pour cela, le secteur agro-alimentaire s’adapte aux nouvelles technologies et est témoin de changements majeurs : l’utilisation de drones et de robots pour collecter des données en temps réel, l’analyse de données pour optimiser la chaîne d’approvisionnement, la gestion des stocks et la prévision de la demande, l’automatisation de tâches répétitives dans les exploitations agricoles, les plateformes de mise en relation directe entre les producteurs et consommateurs favorisant une agriculture plus locale, etc.

Dans ce contexte, l’agriculture, dite « de précision », se développe. Elle consiste en l’utilisation des technologies les plus avancées : l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, les drones, etc. afin de mener au mieux la production agricole. Si elle est bien utilisée, la technologie peut contribuer à réduire l’impact environnemental de l’agriculture. Cependant, il est important de veiller à ce que les nouvelles technologies ne génèrent pas de nouveaux impacts environnementaux négatifs.

Par le biais de ces outils technologiques, le professionnel récolte un maximum de données qui lui permettront de moduler ses actions en fonction des demandes et des préférences des consommateurs créant des enjeux liés à la propriété des données collectées par ces technologies agricoles.

Ces données, issues des champs et élevages, sont collectées et traitées par plusieurs acteurs. Être capable de maîtriser cette circulation est un énorme défi dit « big data agricole » qui, au regard des acteurs présents dans la gestion des données, constitue également un enjeu de souveraineté.

Les autres secteurs d’activité

Retail / Manufacture

Deux femmes dans un magasin.

En 2019, le secteur du retail était le principal secteur atteint de cyberattaques et continue aujourd’hui à être l’un des plus ciblés.

E-commerce

Une représentation graphique d'une personne qui sélectionne un t-shirt sur un site e-commerce.

Les e-commerçants se doivent d’être attentifs aux obligations qui découlent des dispositions du Règlement Général pour la Protection des Données (RGPD).

Banque et assurance

Un zoom sur les mains d'un homme en train de travailler sur un ordinateur portable.

Les banques et les assurances doivent donc s’y conformer aux réglementations spécifiques (Solvabilité 2, ElOPA, etc.) édictées par les institutions françaises et européennes

Santé

Un médecin qui utilise une tablette.

Les acteurs du secteur de la santé collectent et traitent quotidiennement des données à caractère particulièrement sensible et qui font l’objet d’une protection renforcée

Automobile

Un homme qui navigue sur le tableau de bord de sa voiture.

Les voitures et leurs passagers seront vulnérables aux cyberattaques, impliquant pour les constructeurs automobiles de mettre en place des mesures de sécurité robustes.